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IL ÉTAIT UNE FOIS… LA HAINE

IL ÉTAIT UNE FOIS… LA HAINE

Réalisateur Guillaume Moscovitz
Auteurs Guillaume Moscovitz, Serge July et Marie Genin
Image Stephan Massis, Hervé Lode, Thierry Tripod
Son Thierry Blandin, Alain Giulianelli
Montage Barbara Bascou
Durée
52 minutes
Format
HDCam, 16/9e
Version
française
Copyrights
Folamour – TCM – 2011
Diffuseurs
France Télévisions, TCM

Intervenants:

  • Mathieu KASSOVITZ, réalisateur
  • Christophe ROSSIGNON, producteur du film
  • COSTA GRAVAS, cinéaste
  • ROCKIN’SQUAT, rappeur
  • CUT KILLER, DJ compositeur
  • Abdel BOUJDOUNI, médiateur sur le film
  • Thomas SAUVADET, sociologue
  • Alain ROCCA, président de Lazennec, producteur associé du film
  • Roland CASTRO, architecte

Histoire d’un film. Rythmé par le compte à rebours implacable d’un drame annoncé, La Haine raconte la journée de trois jeunes amis dans une cité de la banlieue parisienne, le lendemain d’une nuit d’émeute. Portrait d’une jeunesse populaire désœuvrée, sans travail, confrontée à la violence policière et à l’ennui. D’errances en petites galères, la journée des trois amis s’achève par la mort accidentelle de l’un d’entre eux, tué d’une balle à bout portant par un flic de la cité. Le film à sa sortie suscite de violentes polémiques et fait plus de 2 millions d’entrées.
Histoire d’une époque. L’année de la sortie du film, Jacques Chirac est élu à la présidence de la République. Son thème de campagne : la « fracture sociale ». Sur fond de paupérisation accélérée des classes populaires et de montée du vote d’extrême droite, les années 90 voient l’affirmation d’une jeunesse issue de l’immigration et d’une culture, le Hip Hop. La génération « Touche pas à mon pote » cède la place à « la génération rap ». Les problèmes liés au chômage des jeunes, à l’insécurité, à l’intégration des populations jeunes immigrées et aux quartiers « sensibles », s’inscrivent durablement dans la réalité politique, économique et sociale du pays.
Histoire d’un réalisateur. La Haine est le deuxième long-métrage de Mathieu Kassovitz. Révélation de l’année, le jeune réalisateur reçoit, quelques mois auparavant, le césar du meilleur espoir masculin pour son rôle dans le premier film de Jacques Audiard, Regarde les hommes tomber. Acteur surdoué, cinéaste engagé dans son époque, celle de la génération black-blanc-beur, Mathieu Kassovitz devient à 27 ans, une tête de proue du renouveau du cinéma français.