Vassili Silovic

Vassili Silovic est né en 1964 en Yougoslavie. La disparition de ce pays fait de lui un Croate de passeport slovène, avec l’italien pour langue maternelle et ayant grandi en Allemagne. C’est d’ailleurs à Munich qu’il démarre son parcours de réalisateur avec des portraits d’artistes (Paul Poiret, Nino Rota). Sans patrie, et depuis longtemps amoureux de Paris, il décide de s’y installer en 1993.

A cette époque, Oja Kodar, « veuve » d’Orson Welles vient de lui confier les ouvres inachevées du grand cinéaste. Heureusement qu’ARTE existe, une grande co-production est montée autour d’ « Orson Welles-L’homme orchestre » présente au festival de Venise en 1995.

Depuis, V. Silovic a réalisé une vingtaine de documentaires, qui s’intéressent toujours à l’art – de filmer (Le ruban blanc, film sur le film de Michael Haneke, 2013) ; d’escroquer (Barry Gray, Profession escroc, 1996), de manger (Tour de cochon, 1996), de se marier (Marions-nous !, 1999), de faire des affaires (En attendant Tapie, 2001, L’affaire du RER D, 2005, Voyages d’affaires en Méditerrannée, 2013), de mentir (Starck contre Starck, 2007), de faire du foot (Allez l’OM, 2004), d’écrire (Best-seller à tout prix, 2006), de voyager – BREF : de (sur)vivre comme on peut.

Le 2 septembre dernier, ARTE a diffusé son dernier film, Only New Orleans, qui raconte un miracle : comment la musique et la culture (pour une fois) ont pu sauver la ville après le désastre de l’ouragan Katrina.