Résumé
L’idée
et l’envie de réaliser « Haia, la vie »
sont venues quand j’ai achevé mon premier film
« Bon-papa, un homme sous l’Occupation ».
J’y menais une enquête familiale et historique sur
l’engagement de mon grand-père paternel dans la
Collaboration. J’explorais les silences, la difficulté
à affronter un passé « honteux » tant
dans ma propre famille qu’auprès des témoins
de cette histoire française, marquée par l’antisémitisme.
C’est sous cet angle qu’on découvre mes origines
juives maternelles.
Un
film pour témoigner de cet héritage de l’absence,
de la rupture avec le monde des ancêtres, celui de la
Pologne originelle. Un film en réponse aux mots et à
l’émotion de ma mère. Je veux m’attacher
au chaînon manquant, aux disparus dont on ne sait rien
ou si peu. Aller chercher la vie d’avant, lui rendre chair.
Cela commence avec ma grand-mère que mon grand-père
appelait Hela, de son prénom polonais, mais dont j’ai
découvert qu’avant la guerre elle était
Haia : la Vie en hébreu et plus tendrement Haichou en
yiddish. Un film sur la transmission dans une famille de survivants,
d’enfants de survivants et de petits-enfants de survivants.