UN FILM ET SON EPOQUE
Une collection de Serge July et Marie Genin
Deux coffrets de DVD sont disponibles à la vente:
coffret 1:
Il était une fois… La Dolce Vita,
Il était une fois… Le mépris
Il était une fois… Le dernier Tango à Paris
Il était une fois… Tess
coffret 2:
Il était une fois… La règle du Jeu
Il était une fois… Mon Oncle
Il était une fois… L'Empire des Sens
Il était une fois… Sailor et Lula
Les films du Paradoxe
la FNAC
AMAZON
Il nous reste la nuit
un film de Naël Marandin
Une chinoise clandestine cherche en vain à épouser un Français pour rester à Paris et offrir un avenir à sa fille.
Quand surgit dans sa vie une petite frappe fuyant ses créanciers, elle pense avoir trouvé la solution et le cache chez elle.
Commence alors une lutte où pouvoir et désir se mêlent pour donner naissance à une solidarité inattendue.
Ainsi va Le Monde
Un film documentaire écrit et réalisé par Yves Jeuland
“Le Monde incarne toujours en France, avec des hauts et des bas, depuis sa création, le quatrième pouvoir, à côté de l’exécutif, du législatif et du judiciaire. La caractéristique de quatrième pouvoir est d’être un contre-pouvoir au service de la société civile, exerçant sur les institutions une vigilance permanente.
Yves Jeuland est un cinéaste. Il fera un film subjectif. Un film chargé de tensions, en interne dans le journal et en externe. Avec le regard acéré et généreux auquel il nous a habitués...”
Marie Genin
« Les Objets de son Histoire »
Empreintes Sophie Calle
Un film de Victoria Clay-Mendoza
“Je me souviens de ma rencontre avec l'écrivain Herve Guibert. Je ne le connaissais pas. Il souhaitait faire mon portrait pour Le Monde. Il est venu chez moi. A sa première question “Quand êtes-vous née?”, J’ai répondu: “Le 9 Octobre 1953.” La seconde question ne venant pas, je l'ai regardé d’un air interrogatif et lui ai demandé: “Vous souhaitez que je vous raconte ma vie depuis le 9 Octobre 1953?” Oui, c'était ce qu’il voulait. Soit. J’ai décidé de jouer son jeu. Et j'ai parlé de façon ininterrompue pendant cinq ou six heures. Je suis donc née le 9 Octobre 1953 à Paris. Des Protestants, des Camarguais, du côté paternel. Des Juifs polonais, du côté maternel. Quant à mes parents... Il était médecin, elle était souffrante... Il faudrait que je vérifie. Ils me l’ont raconté ainsi, enfin je pense, mais j’ai un grave problème de mémoire, je ne me souviens jamais de rien... C'est pour ca que je garde tout...”
Sophie Calle
Annie Ernaux
Un film de Michelle Porte
En 2008, à la sortie de son livre Les Années, Annie Ernaux est reconnue par une presse quasi unanime comme un des écrivains majeurs de notre époque.
« La seule vraie mémoire est matérielle », nous dit Annie Ernaux. C’est sur une « mémoire concrète » que sont construits tous ses livres.
Pour elle, chaque lieu, chaque chose, une photo, une chanson, une expression du langage courant, un événement, correspond à une époque vécue et la transmet. Si ses livres sont autobiographiques, il s’agit d’une forme nouvelle d’autobiographie, collective. Une vie pour elle, c’est une expérience unique mais c’est d’abord un lieu commun.
C’est en cela que son écriture nous parle, nous concerne. À travers son histoire, aussi particulière soit-elle, chacun de nous retrouve la sienne.
« Mes livres, c’est la fusion la plus étroite entre le collectif et l’individuel » (Annie Ernaux).
Elle ne dissocie pas l’intime du social. Chez elle, il ne s’agit jamais d’introspection, jamais d’une démarche narcissique, mais plutôt de la transmission d’une expérience de vie.
De plus, chacun de ses livres est lié à un lieu de vie, et à une thématique. La Haute-Normandie, entre Lillebonne, Yvetot et Rouen, a été et reste pour elle le lieu décisif des commencements, de la mémoire et de l’écriture. Avec Cergy, où elle vit actuellement, cette région occupe une place tout à fait particulière dans son œuvre.
Dans un film, elle saura établir avec le spectateur un véritable tête à tête. À travers des photos, à travers ces lieux où elle a vécu les événements les plus importants de sa vie, Annie Ernaux nous donnera à ressentir le passage des années depuis la fin de la guerre jusqu'à aujourd’hui. Ce portrait en situation d’Annie Ernaux sera aussi le parcours d’une époque.
Il était une fois... Les trois jours du Condor
Un film de Guillaume Moschowitz
Sydney Pollack réalise Les trois jours du Condor en 1974. Portrait d’un film : Joseph Turner alias Condor, joué par Robert Redford, est un romancier sans succès, qui travaille pour la CIA en lisant des romans d’espionnage à la recherche d’idées originales ou de fuites. Un jour, en revenant de déjeuner, il découvre tous ses collègues de bureau assassinés. Thriller politique sur fond de crise pétrolière, Les Trois jours du Condor raconte la course de vitesse entre une organisation conspiratrice qui opère au sein de la CIA et l’agent Condor qui tente de leur échapper. Portrait d’une époque : Le film sort en 1975. Le scandale du Watergate et la démission du président Nixon en 1974, le manque d’envergure du nouveau président Gérald Ford, la chute de Saigon le 30 avril 1975, l’arrivée des Khmers rouge au pouvoir au Cambodge et l’installation d’un régime communiste au Laos, marquent le net déclin de l’Amérique sur la scène internationale. Portrait d’un cinéaste : Si Sydney Pollack est un enfant du cinéma américain, s’il aime travailler à l’intérieur des vieux genres de son enfance, leur donner une nouvelle vitalité, s’il aime passer d’un style à l’autre, il est avant tout un cinéaste de son époque. Il trace film après film le portrait d’une identité américaine en crise. Il interroge la question de l’engagement, de l’intégrité personnelle dans une société violente et corrompue, le conflit entre l’individu et le monde qui l’entoure.
Il était une fois... A nos amours
Un film de David Thompson
Maurice Pialat tourne A nos amours en 1983. Portrait d’un film : Suzanne a 15 ans. En vacances sur la Cote d’Azur, elle repousse le garçon qu’elle aime et se donne à un inconnu sur la plage. De retour à Paris elle collectionne les rencontres sexuelles. Son père, un fourreur qu’elle admire, quitte le domicile conjugal du jour au lendemain. Tiraillée entre une mère à moitié folle et un frère tyrannique et égocentrique qui la bat, elle fuit dans un mariage sans avenir. Après le retour surprise du père au cours d’un diner de famille, elle décide elle aussi de quitter la famille et de partir aux Etats Unis. Portrait d’une époque : Le film raconte la naissance d’une femme moderne au début des années 80, une jeune fille qui appartient à une génération imprégnée de la contraception, qui fait l’amour pour la jouissance immédiate et qui ne sait pas ce qu’elle veut. Elle est aux prises avec un conflit de générations dont elle triomphe. Lorsque François Mitterrand est élu, ce conflit de générations est soldé sur le plan politique, la jeunesse s’émancipe totalement, elle est sortie de ce qui restait de la société gaullienne. L’alternance a eu lieu. L’individualisme va triompher. Portait d’un cinéaste : M. Pialat a 58 ans lorsqu’il tourne A nos amours. C’est un cinéaste à part, heureux de l’être et qui va enfin être reconnu. Il aurait pu être un cinéaste de la Nouvelle vague. Il ne l’est pas. Ce qu’il reproche à Godard, à Truffaut, à Chabrol : « ils n’ont jamais eu la cruauté nécessaire à qui prétend être un artiste ». Ce qui intéresse Pialat, c’est l’homme et dans l’homme, l’Homme dans sa cruauté, sa noirceur, ses faiblesses, ses douleurs, ses rires et ses désespoirs. L’homme nu. Longtemps peintre, Pialat est le seul cinéaste qui filme comme un peintre, par couches successives, par éclairs, un peintre de l’art brut. Maurice Pialat n’aura tourné que 10 longs métrages dans sa carrière.
Il était une fois... Tout sur ma mère
Un film d'Antoine de Gaudemar
Quand il réalise « Tout sur ma mère », Pedro Almodovar a 50 ans. Né en 1949 dans un petit village de la Mancha, il a débarqué à Madrid à 18 ans, sans diplôme et sans un sou en poche, avec une seule idée : faire du cinéma. Il vit de petits boulots puis est employé douze ans à la compagnie de téléphone Telefonica, il chante dans un groupe punk et réalisé des romans-photos et de courts-métrages underground avant de pouvoir réaliser son premier long-métrage en 1980, « Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier ». Cinéaste assez prolifique, il connaît rapidement le succès et devient de film en film une figure emblématique de la « movida » madrilène, ce mouvement sociétal et culturel d’avant-garde qui caractérise l’Espagne nouvelle des années 80. Un maître du mauvais genre et du mélange des genres : grand amateur du mélodrame et de scénarios rocambolesques, Pedro Almodovar tourne selon une esthétique particulière, métissée, néo-baroque, à la fois populaire et avant-gardiste, kitsch et intello.
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Il nous reste la nuit
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Empreintes Sophie CALLE
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Tout sur ma mère